Les meilleurs blogs sur la santé au travail

Chez Goalmap nous aidons les entreprises à prendre soin de la santé de leurs salariés. En bon passionnés des sujets de capital santé et bien-être des salariés, nous passons de longues heures à lire les blogs sur la santé au travail. Mais il en existe beaucoup et on a parfois du mal à dénicher les meilleurs. C’est l’objectif de cet article : vous aider à vous y retrouver dans les nombreux blogs sur la santé au travail et vous proposer une sélection des blogs qui vous aideront à mieux appréhender les enjeux liés au bien-être des collaborateurs.

Sans plus attendre, voici notre liste (dans le désordre) des meilleurs blogs sur la santé au travail.

 

Bien-être au travail

Marie-Pierre Charpentier, la créatrice du blog Bien-être au travail avec Sylvie Simon, est intéressée par tout ce qui peut favoriser l’épanouissement professionnel et le bien-être au travail. Son objectif est d’aider les individus, les managers, les professionnels des Ressources Humaines en rédigeant des articles qui permettront d’améliorer son bien-être, de gérer son stress et d’évoluer vers une meilleure qualité de vie au travail.

Quelques exemples avec cet article sur l’importance de manger des fruits au travail ou celui-ci sur l’ergonomie et l’importance de bien régler son poste de travail.

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Le blog de Generali

L’assureur qui propose des programmes de coaching santé en entreprise écrit régulièrement sur son blog pour parler santé et bien-être des salariés. Un article nous apprend par exemple comment aménager les espaces de travail pour améliorer le bien-être de ses salariés ou encore le lien qui existe entre sommeil et alimentation et les impacts que cela peut avoir dans sa vie professionnelle.

La QVT

Vous l’aurez deviné, il est question de Qualité de Vie au Travail sur ce blog. L’objectif de l’équipe Novéquilibres, à l’origine de ce site, est de sensibiliser le grand public à la qualité de vie au travail : découverte du concept, partage d’idées, avis d’experts, initiatives, témoignages… de nombreux articles alimentent le premier portail dédié à la qualité de vie au travail.

Bien-être au travail blog

 

La section Bien-être au travail de la Fabrique Spinoza

Ce n’est pas un blog à proprement parler mais peu importe : les rapports de la Fabrique Spinoza sur le bien-être au travail sont particulièrement instructifs.  Le bien-être au travail est en effet un des sujets piliers de la réflexion du Think tank, conjointement avec la Science du Bien-être et les Indicateurs de développement.

“Nous considérons ce sujet comme essentiel car, d’une part, le travail est la 3e activité d’une vie après le sommeil et la télévision, d’autre part, c’est un des sujets où l’alignement entre les enjeux économiques et humains est le plus manifeste.”

La Fabrique s’intéresse notamment au lien entre bien-être au travail et performance économique, aux moyens de mesurer le bien-être au travail ou encore aux déterminants du bien-être au travail.

 

 

Le blog de Toolearn

Toolearn crée des outils pédagogiques visuels, et publie de très bons articles sur le bien-être au travail sur son blog. Leur dernier article sur les pauses au travail nous apprend que toutes les pauses ne se valent pas. Pour qu’une pause soit vraiment efficace, il faut se relaxer réellement, laisser son esprit vagabonder, c’est ce que les chercheurs appellent « l’errance mentale ». Pour cela, la marche (sans téléphone portable) est un excellent exercice.

“Plutôt que de tenter de travailler cinq heures d’affilée sans pause, retenez que vous pourriez être davantage efficace en travaillant avec des pauses et pourriez faire tout autant en quatre heures avec des courtes pauses où l’esprit vagabonde !”

La section Bien-être au travail du Huffington Post

Le Huffington Post accueille régulièrement des articles de contributeurs, professionnels du bien-être au travail. Des astuces simples pour être plus détendu avant une réunion de travail (on est souvent stressé avant une réunion de travail, un entretien ou une négociation. La visualisation positive peut vous aider à affronter ces épreuves en toute sérénité). Des exercices de méditation pour retrouver sa pleine attention au bureau. Ou encore une analyse des causes des TMS des femmes actives (douleur à l’épaule, tendinite au coude, engourdissement des doigts, etc.).

Blog santé travail

Qualisocial

Qualisocial accompagne les organisations dans l’amélioration du bien-être au travail. L’entreprise publie des articles sur les bienfaits du sport en entreprise (on en parle beaucoup aujourd’hui, le sport, et notamment en entreprise, est un des facteurs de la Qualité de Vie au Travail !) ou les chiffres clés à retenir de l’étude sur les RPS de l’assurance maladie.

Qualiblog

Le blog du manager QSE“, ce sont des articles précis, techniques, sur la sécurité et la santé au travail. Cet article nous explique comment la prévention des risques peut améliorer la qualité de vie au travail. Celui-ci nous explque pourquoi il est essentiel de faire une analyse des accidents de travail pour mieux prévenir : “Lorsqu’un accident survient, le premier réflexe est de chercher un responsable. Souvent la faute se porte sur la victime elle-même. Or, à défaut d’une enquête poussée, l’accident aura toutes les chances de se reproduire.”

Le blog de la Chaire Management et Santé au Travail de l’IAE Grenoble

Ce blog de la chaire de l’école de management IAE Grenoble se décrit comme un espace pour débattre du management et de la santé au travail. Bénédicte Affo, Emmanuel Abord de Chatillon, Céline Desmarais, Tarik Chakor, Stéphanie Hemairia Clerc écrivent des articles de qualité, avec une vraie profondeur scientifique. Par exemple, ce très bon article sur le burn out et celui-ci sur le stress au travail.

Ergo motri santé

Ce cabinet de conseil en ergonomie nous livre des conseils de qualité sur son blog. Par exemple cet article sur les courbatures au travail ou des articles plus « pratiques » comme celui-ci sur les chariots de manutention (qui engendrent de nombreuses problématiques récurrentes au sein des structures, et ce, quel que soit leur domaine d’activité (métallurgie, médico-social, agroalimentaire, pharmaceutique, etc.)

Massages assis entreprise Goalmap

Le blog de Kollori

Kollori est le spécialiste de la personnalisation des bureaux des entreprises : une boutique en ligne pour les particuliers et les professionnels en recherche de fourniture de bureau originale et de décoration de bureau.  Le blog de l’entreprise nous apprend par exemple comment choisir un fauteuil de bureau ergonomique ou conseille les RH avec 38 idées pour améliorer le bien-être de ses employés.

Et puisque vous êtes anglophone, je vous propose quelques blogs en anglais ;)

Shleep

Shleep développe des programmes de coaching sommeil à destination des employés.  L’entreprise détaille ici les coûts pour l’entreprise d’un sommeil de mauvaise qualité chez ses employés ou vante les mérites de la power nap en entreprise. De très bons conseils si vous vous intéressez au sommeil.

Blog sommeil salariés

Wellable

Une véritable bible sur le bien-être des salariés et les programmes bien-être en entreprise. Ce n’est pas un hasard si 20 000 personnes se sont déjà inscrits à leur newsletter.

 

Virgin Pulse

Vous ne le saviez peut-être pas, mais l’entreprise américaine Virgin développe des programmes bien-être en entreprise (corporate wellness programs en anglais). Sur son blog, de très bons articles et webinaires avec des experts régulièrement invités : comment les RH peuvent contribuer à réduire les maux de dos au travail, pourquoi le bien-être des salariés influe sur la productivité de l’entreprise ou encore comment améliorer le taux d’engagement de ses salariés sur un programme bien-être.

Bonus : Goalmap

Bien sûr ! En toute objectivité, le blog de Goalmap mérite bien sa place parmi cette sélection avec de bons articles sur la santé au travail. Récemment nous avons parlé souffrance au travail avec Sylvie Simon, prévention des Troubles Musculo Squelettiques ou encore la nécessité en tant qu’entreprise de se préoccuper du bien-être de ses salariés. Il y a encore assez peu d’articles mais promis on y travaille ;)

 


Et voilà notre liste des meilleurs blogs sur la santé au travail ! Si vous avez d’autres idées de blogs en tête, n’hésitez pas à les partager avec nous en commentaires. On sera heureux d’aller y jeter un coup d’oeil ;)

Chez Goalmap, nous aidons les entreprises à prendre soin de la santé de leurs employés. Comment ? Nos programmes bien-être combinent diagnostics bien-être en ligne pour suivre l’état de bien-être de ses équipes, coaching digital pour accompagner les employés dans la mise en place de bonnes habitudes au quotidien et interventions humaines pour créer du lien humain et de l’engagement dans l’entreprise.

Améliorer bien-être des salariés

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Prendre soin santé des salariés

Prévention des TMS en entreprise : l’interview d’Olivier Girard

Olivier Girard est ingénieur mécanicien de formation (ENSAM), issu du cursus franco-allemand. C’est en Allemagne qu’il a découvert l’ergonomie, qui l’a rapidement passionné. Un premier poste aux Pays-Bas, comme examinateur de brevets à l’Office Européen des Brevets, puis l’ergonomie, la santé au travail et la rééducation posturale ont rapidement fait partie de ses tâches annexes, jusqu’à ce qu’il opère un changement de carrière en passant par le Maroc et désormais la Suisse.

Aujourd’hui il gère les cabinets Train Your Posture (prévention des troubles musculosquelettiques auprès du grand public) et Erg’OH Conseil (cabinet de conseil en ergonomie à destination des entreprises). Il a gentiment accepté de répondre à nos questions. C’est parti !

Bonjour Olivier, qu’est-ce qui vous a amené à vous spécialiser dans les postures et l’ergonomie ?

Aux Pays-Bas, j’étais très souvent sollicité par des collègues ou par leurs thérapeutes pour des analyses de poste de travail. Là, je faisais face à deux difficultés :

  • d’une part, un manque de connaissances en matière de santé, qui m’empêchait d’adapter mon approche au diagnostic ;
  • d’autre part, lorsqu’il s’agit de travail informatique, la moitié du problème provient souvent du poste, et l’autre moitié (au moins !) de ce que l’on fait avec notre corps, y compris à la maison. C’est cela que j’appelle la posture : l’utilisation consciente et inconsciente, volontaire ou non, 24h/24, de nos muscles et articulations. C’est donc sur ce concept beaucoup plus large que ce que l’on entend habituellement par posture que je me suis penché dès 2005 avec un regard de mécanicien.

 

Troubles musculosquelettiques : quelle est l’ampleur du problème ?

Quelles sont les pathologies les plus communes que vous rencontrez chez vos clients ?

La plupart de mes clients souffrent de pathologies dorsales (lombaires, cervicales), et/ou de douleurs dans les épaules, descendant souvent dans les bras et les mains. Il s’agit donc de ce qu’on appelle des pathologies du membre supérieur.

Je soigne quelques clients pour des problèmes de genou suite à des accidents, mais cela reste marginal dans le cadre de ma pratique clinique.

Quelles sont les principales causes des maux de dos en entreprise ?

En ce qui concerne les maux de dos en entreprise, la question de la cause est une question complexe. Les troubles musculosquelettiques (TMS) sont des troubles cumulatifs, c’est-à-dire dus à une combinaison de 4 facteurs présents en permanence et qui imposent une charge excessive sur les tissus.

Ces 4 facteurs sont : posture, activité, durée, stress, c’est-à-dire la combinaison, 24h par jour, 7j sur 7, de la naissance à la mort, de ce que vous faites, dans quelle posture, pendant combien de temps (ou à quelle fréquence) et dans quel état psychologique (pas seulement le stress « aigu », dans l’instant, mais également le stress existentiel, relié au sens que vous trouvez à votre vie et à votre travail).

Mais ces 4 facteurs eux-mêmes ne sont que la partie visible d’un plus grand iceberg, dont la partie immergée inclut par exemple : que savez-vous de votre corps, comment le maîtrisez-vous, quel est votre degré de conscience corporelle, quelle est votre capacité à accepter les signaux qu’il vous envoie, etc. ? Mon métier est donc de faire le tri parmi tout ça, et d’établir avec vous un plan d’action pour retrouver l’équilibre entre la charge sur les tissus et leur capacité.

Quelle est la part des absences dues aux TMS dans l’absentéisme ?

En Suisse, on estime que les TMS représentent 44% de l’absentéisme

En Suisse, on estime que les TMS représentent 44% de l’absentéisme. Tout porte à croire que, le tissu économique étant comparable en France, on y retrouve des chiffres similaires. Il s’agit certainement d’absentéisme de courte durée et d’absences perlées, car l’assurance invalidité (qui voit uniquement des cas d’absentéisme de longue durée) gère principalement des pathologies psychiques.

On estime à CHF 1’500 (env. 1 300€) par collaborateur et par an le coût direct des TMS

Pour les employeurs, c’est un point important : les assurances salaires (en Suisse au moins) interviennent souvent à partir du 30ème jour, les coûts de ces courtes absences sont donc pour la grosse partie portés par les employeurs. Un calcul rapide permet donc, en Suisse, d’estimer à CHF 1’500 par collaborateur et par an le coût direct des TMS : vous êtes une PME de 50 personnes, la facture est CHF 75’000 (65’000 €). Rappelons que les coûts indirects sont, à la louche, 4 fois plus élevés.

On entend depuis quelques années que « sitting is the new smoking », êtes-vous d’accord avec cette affirmation ? Rester assis tue, vraiment ?

Dans l’expression « sitting is the new smoking », il y a une comparaison que je trouve intéressante : c’est celle avec une habitude insidieuse, que rien ne presse vraiment de changer, mais qui a un impact sur la santé.

Les conséquences sur la santé de rester trop assis sont désormais bien établies, mais je ne sais pas s’il faut pousser la comparaison plus loin : d’une part, être assis est malgré tout plus naturel que fumer, et d’autre part je ne suis pas sûr que l’augmentation du risque soit comparable pour l’un et l’autre.

Enfin, il me semble que la perspective de maladies cardiovasculaires est trop lointaine pour créer un « réflexe santé », alors que les douleurs dorsales, hernies et autres me semblent être des menaces bien plus tangibles à court terme. En termes de prévention, je préfère donner des armes au public pour mieux se protéger que lui faire peur…

Remarquez-vous des efforts faits par les entreprises pour lutter contre le problème ? Et une prise de conscience des employés ?

En Suisse, les bases légales sont moins contraignantes qu’en France en matière de santé au travail. Nous avons donc mis plus de temps à prendre le problème des TMS à bras le corps, et de nombreuses PME ont toujours du mal à prioriser ça, faute de temps et de trésorerie.

Les grandes entreprises ou les petites branches locales des groupes internationaux qui souhaitent imposer des standards internationaux commencent à être relativement conscients, donc je ne manque pas de travail. Par contre, il faut continuer le travail de sensibilisation sur le terrain, car il y a encore beaucoup de prévention à mener.

En ce qui concerne les employés, je crois qu’ils sont conscients du problème mais qu’ils manquent de pistes pour le résoudre. Après chaque formation que je donne, j’ai le même feedback : « pourquoi personne ne nous a expliqué ça avant ? ». Il y a donc là aussi un travail important à mener sur le terrain, en travaillant avec des professionnels de la diffusion large (plateformes, apps, e-learning, etc.).

 

 

Quel rôle pour l’entreprise dans la prévention des T.M.S. ?

En quoi consistent vos formations gestes et postures en entreprise ?

On parle souvent de « formations gestes et postures », qui ont une connotation très professionnelle. Je me situe un peu en décalage par rapport à ça : je fais des formations à la prévention des TMS.

Cela peut paraître subtil, mais c’est important : mon discours ne se limite pas aux situations professionnelles, mais il cherche à couvrir l’ensemble des facteurs de risques (notamment biomécaniques) sous le contrôle des participants et amenant progressivement à des situations de TMS. En d’autres termes, je donne aux gens le mode d’emploi de leur corps, dont ils peuvent ensuite décliner l’utilisation certes au travail, mais aussi à la maison.

On commence donc par discuter des 3 grandes règles qui régissent le fonctionnement du corps, avant de parler des postures simples (assis, debout), puis des postures en mouvement, puis de la manutention, avant d’aller mettre ça en débat et en pratique sur le terrain, dans des situations reconstituées qui nous donnent l’occasion de faire une analyse ergonomique in situ, donc des recommandations à l’encadrement ensuite.

Un employé qui se tient mal sur son bureau : quelles conséquences pour l’entreprise ?

Les premières conséquences sont : fatigue plus importante, perte de productivité, et éventuellement des douleurs qui peuvent se transformer en absence.

Lorsqu’un collaborateur « se tient mal », les premières conséquences sont une fatigue plus importante, qui se traduit par une perte de productivité, et éventuellement par des douleurs qui peuvent se transformer en absence.

De façon moins connue souvent, la posture est aussi liée au langage non verbal : le message passe différemment selon la posture, notamment dans les situations complexes (parler en public, entretien difficile, etc.). Enfin, de plus en plus de chercheurs montrent que la posture a un impact psychologique direct : avachi, on a plus facilement des pensées sombres, on est moins créatif, certaines facultés de raisonnement sont plus lentes, on est moins entrepreneurial, etc.

Les conséquences pour l’entreprise sont réelles, mais difficilement mesurables car très diffuses. Mais typiquement, on peut imaginer qu’un commercial qui a un bon langage non verbal est plus convaincant, plus engageant, et vend donc mieux : cela participe au charisme.

Quels conseils apportez-vous aux entreprises ?

Tout employeur a intérêt à ce que ses employés soient en excellente forme physique et psychique

Lorsque je vais en entreprise, mon premier conseil est quasi philosophique : nombreux sont les dirigeants qui voient dans les problèmes de TMS (ou les problèmes psychiques, d’ailleurs) des variabilités individuelles très fortes, et qui ont donc tendance à penser que certains collaborateurs sont plus faibles que d’autres, et que c’est donc leur responsabilité d’y travailler.

J’essaie donc systématiquement d’apporter un changement de perspective : peu importe la responsabilité, il faut regarder qui a intérêt à quoi. En l’occurrence, tout employeur a intérêt à ce que ses employés soient en excellente forme physique et psychique, même si c’est parfois difficile à quantifier.

Ensuite, je les aide à structurer leur effort de prévention, de sorte à ce que l’on ne soit pas face à un « feu d’artifice de la prévention », par lequel on fait tout et rien, avec un coût important et sans retour sur la durée.

Quand on en vient à parler de prévention au niveau musculosquelettique, tout est fonction de la situation : en général, faire quelques sensibilisations permet d’apprendre à se connaître, à connaître le métier et les conditions de travail, et de préparer collaborateurs et cadres à participer à une prévention plus structurelle. Je travaille beaucoup sur la relation avec mes clients, car sans confiance on ne parvient à rien.

Swiss balls, bureaux debout, chaises ergonomiques… avez-vous des conseils au niveau équipement pour adopter une bonne position au bureau ?

La base d’une bonne posture, c’est la stabilité du bassin : c’est par lui que vous pouvez transférer votre poids à la chaise, donc réduire la charge sur vos propres tissus.

Dans les métiers administratifs, on peut donc procéder en 3 temps :

  • d’abord former les collaborateurs et régler tous les postes de travail (éventuellement former des relais en interne), puis
  • faire un état des lieux du matériel et enfin si nécessaire
  • mettre en place un plan de renouvellement et d’amortissement du mobilier, en commençant par les chaises.

En répartissant l’effort financier sur plusieurs années, on peut ensuite négocier un contrat-cadre avec un fournisseur, ce qui permet de bénéficier de conditions avantageuses ; j’aide les entreprises à faire le bon choix, car l’offre est souvent pléthorique et il leur est difficile de s’y retrouver. Naturellement, il s’agit là des grandes lignes de mon action : à côté, il y a le day-to-day, notamment s’occuper de ceux qui ont déjà mal pour éviter qu’ils s’absentent.

 

Et côté employé, quels gestes et habitudes à adopter pour éviter les douleurs liées à la position assise ?

Comment se relaxer le haut du corps en quelques minutes au travail pour éviter les TMS ? 

En tant que collaborateur, il est important de travailler simultanément sur 2 axes : d’une part, ne pas surcharger les tissus, et d’autre part les détendre fréquemment (idéalement, au moins deux fois par heure).

1h de relaxation le dimanche, ça n’est pas aussi efficace que 10 secondes toutes les 20 minutes

La relaxation a vraiment besoin d’être fréquente : 1h de relaxation le dimanche, ça n’est pas aussi efficace que 10 secondes toutes les 20 minutes (càd. 20 minutes par semaine) ! J’ai publié sur YouTube une courte vidéo qui montre une routine facile pour tous.

Elle dure environ 1’30’’, mais on peut la faire morceau par morceau si on n’a que quelques secondes à y consacrer.

C’est quoi la posture idéale quand on travaille sur un ordinateur ?

Il y a un grand débat sur la posture idéale, j’en suis bien conscient. Je me situe cependant en désaccord avec les écoles qui prétendent qu’il suffit de bouger pour aller bien.

Le schéma ci-dessous illustre pourquoi : la personne a l’impression de bouger, mais ses lombaires sont en fait tout le temps avachies. Il porte donc son poids toute la journée sur les disques. C’est ce que j’appelle le « macro-mouvement » (le corps dans son ensemble bouge), par opposition au « micro-mouvement » (les lombaires ne bougent pas).

TMS positions

Source : Stichting STEP

Mon approche est donc de construire, avec les participants aux formations, une posture assise qui répartit le poids entre cartilages intervertébraux, disques et muscles. Cette posture est caractérisée par le fait qu’on est assis à la verticale des ischions (le bas du dos est alors plat au toucher). Cette posture doit être soutenue par le support lombaire, qui vient donc soutenir la ceinture ; les omoplates se retrouvent alors naturellement décollées du dossier.

position assise tms

Source : Olivier Girard

Ensuite, l’idée est d’en faire le moins possible avec la nuque, les bras et les mains : lorsque les coudes sont fléchis à 90°, épaules relax, le clavier et la souris doivent naturellement être sous les doigts.

Cette posture est celle qui permet de tenir le plus longtemps assis. Cependant, il est tout à fait exact qu’il faut aussi bouger : cela signifie bouger autour de cette posture lorsqu’on travaille (on peut tout à fait bouger un peu en restant sur les ischions et contre le support lombaire), et bouger beaucoup toutes les 25-30 min, de préférence en changeant d’activité (se lever pour téléphoner, parler à un collègue, ou tout simplement pour faire la routine de relaxation !).

 

Quand vous analysez des postes de travail, quels sont les éléments que vous observez en particulier ?

Lorsque j’observe un poste de travail, je me concentre sur la personne qui l’occupe. C’est au vu de sa posture que j’analyse ensuite en quoi son poste de travail la guide éventuellement vers ce que je vois.

Par exemple, si le support lombaire est trop bas, on observera une tendance à l’avachissement. L’observation est méthodique, des pieds à la tête puis aux mains : on construit le corps comme on construit un bâtiment, de bas en haut en partant des fondations.

Je commence donc par la position des pieds, l’angle des genoux, le bassin (sur les ischions ou non, contre le support lombaire ou non), les vertèbres dorsales et les omoplates, la nuque et le front, puis les épaules et les bras.

Je ne fais rien sans d’abord faire sentir à la personne la différence entre sa position et une position plus neutre, et sans expliquer l’impact physiologique des postures que j’observe ; à mon sens, il s’agit là de deux éléments essentiels pour faire évoluer les habitudes.

Des conseils pour un employé de bureau pour lutter contre les méfaits de la position assise prolongée ?

Identifier toutes les activités qu’on fait assis par habitude, mais qu’on pourrait en fait faire debout : téléphoner, parler, faire des réunions d’équipe

Je crois que pour éviter de rester assis trop longtemps, il faut identifier toutes les activités qu’on fait assis par habitude, mais qu’on pourrait en fait faire debout : téléphoner, parler, faire des réunions d’équipe, etc.

On pourrait aussi souvent mieux répartir les pauses café, garer la voiture plus loin, limiter le temps dédié aux écrans à la maison (et du coup passer plus de temps avec sa famille !), et se relaxer pendant les innombrables petits moments de la journée où l’on ne fait physiquement rien de productif (attendre le bus ou l’ascenseur, attendre que l’eau pour le thé chauffe, parler avec ses collègues, etc.).

Souvent, les participants à mes formations rigolent et ont peur du regard des autres ; peu importe leur regard, si c’est pour votre santé ! Par ailleurs, on a tous tendance à croire que les autres nous regardent beaucoup, mais il n’en est rien. Je crois donc que nous devons tous garder en tête que les TMS sont un problème certes professionnel, mais aussi privé, et certes ergonomique, mais aussi posturologique.


Pour en savoir plus sur Olivier Girard et ses formations en entreprise, vous pouvez vous rendre sur son site. De nombreux conseils pour une meilleure posture sont également disponibles sur son site Train Your Posture.

Chez Goalmap, nous aidons les entreprises à prendre soin de la santé de leurs employés. Comment ? Nos programmes bien-être combinent diagnostics bien-être en ligne pour suivre l’état de bien-être de ses équipes, coaching digital pour accompagner les employés dans la mise en place de bonnes habitudes au quotidien et interventions humaines pour créer du lien humain et de l’engagement dans l’entreprise.

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Non, les employés de bureau ne veulent pas rester assis toute la journée

Une nouvelle étude publiée dans BMC Research Notes est la “première à étudier combien de temps les employés de bureau veulent réellement s’asseoir, se tenir debout, marcher et être physiquement actifs”, selon Birgit Sperlich, de l’Université Allemande du Sport de Cologne.

Au cours de 614 entretiens réalisés avec des employés de bureau, ces derniers ont déclaré :

  • être assis 73% du temps ;
  • être debout 10% ;
  • marcher 13% et
  • effectuer des tâches physiquement exigeantes pendant 4% de leurs heures de travail.

 

niveau de sédentarité employés de bureau

Lorsqu’on leur demande comment ils préfèreraient passer leur temps au travail, les résultats sont bien différents. Les employés des bureaux souhaiteraient :

  • être assis à leur poste 54% du temps ;
  • se tenir debout à 16% ;
  • marcher 23% ; et
  • réaliser des tâches physiquement exigeantes 8% de leur temps de travail.

 

la sédentarité en entreprise n'est pas une fatalité

Le plus grand écart (en valeur absolue) entre la réalité et les souhaits des employés concerne donc le temps passé assis et le temps passé à marcher.*

*Il est important de noter que l’étude est limitée à un petit échantillon et ne comprend que des employés allemands, il sera important d’effectuer des recherches supplémentaires pour élargir l’impact des conclusions.

Messieurs & mesdames les managers, vous pouvez créer les conditions d’un mode de vie plus actif au travail

Les employeurs ne doivent plus agir comme si leurs employés ne voulaient pas être plus actifs, surtout au travail. L’idée largement répandue que nos modes de vie sédentaires sont liés seulement à un manque de motivation et d’éducation est fausse. Les employeurs peuvent –doivent ?– également créer les conditions d’un mode de vie plus actif au travail.

Un nombre croissant d’employeurs investissent désormais dans les espaces physiques qui constituent un élément clef de l’expérience bien-être d’un employé.

Bureaux debout, treadmill desks, swiss balls, managers encourageant les walking meetings ou réunions en marchant, etc. : il existe de nombreux moyens faciles et peu coûteux de promouvoir l’activité sur le lieu de travail. Ces initiatives peuvent contribuer grandement à améliorer la santé des employés et à créer un environnement de travail aligné avec les aspirations des employés.

Lutte contre la sédentarité en entreprise

La lutte contre la sédentarité : nouveau cheval de bataille des programmes santé en entreprise ?

La sédentarité est « le mal du siècle », selon l’O.M.S. : elle correspond à une activité physique faible ou nulle avec une dépense énergétique proche de zéro.

Les niveaux actuels de sédentarité sont en partie dus à un manque de pratique de l’exercice physique pendant les temps de loisirs mais pas uniquement : l’O.M.S. constate également une augmentation des comportements sédentaires au cours des activités professionnelles et domestiques.

Maux de dos, diabète, maladies cardiaques : la liste des risques liés à une posture assise maintenue trop longtemps fait froid dans le dos. « Sitting is the new smoking » disent les Anglo-Saxons. Selon une étude réalisée par Archives of Internal Medicine, passer dix ans assis six heures par jour peut coûter sept ans d’espérance de vie et augmente le risque de maladie cardiaque de 63%.

Dix ans assis six heures par jour : c’est assez commun pour un employé de bureau ! Avec GOALMAP, dans les bilans bien-être que nous réalisons pour les entreprises, nous constatons régulièrement des niveaux de sédentarité très élevés, aussi bien au travail qu’en dehors du travail. Il est donc crucial de tirer la sonnette d’alarme.

Heureusement, la sédentarité n’est pas une fatalité. Il est en effet possible d’organiser notre quotidien et de modifier certaines habitudes, au travail et en dehors.

Exemples d’actions simples pour être moins sédentaire au travail

Voici par exemple quelques idées d’actions simples que chacun peut mettre en place dans le cadre du travail :

  • adopter une bonne posture, dos droit, dossier droit, écran à hauteur des yeux ;
  • travailler debout quand c’est possible pour alterner avec les phases assises ;
  • se ménager des pauses régulières, par exemple deux minutes toutes les 45 minutes, et en profiter pour marcher un peu ;
  • parler avec ses collègues plutôt que d’envoyer un email (Atos avait institué le « Jour sans email » le vendredi, une belle initiative pour inciter les gens à se rencontrer) ;
  • faire ses réunions debout ou en marchant ;
  • faire une petite promenade digestive après le déjeuner ;
  • prendre ses appels debout.

techniques pour être plus actif au quotidien

Ces petites choses que l’on peut faire peuvent avoir un gros impact positif lorsqu’elles sont mises à bout à bout. 


Si vous souhaitez évaluer le niveau de sédentarité de vos employés et mettre en place des actions pour un mode de vie plus actif dans votre entreprise, consultez notre site internet.

Chez goalmap, nous aidons les entreprises à prendre soin de la santé de leurs employés. Nous accompagnons les entreprises dans l’évaluation, la promotion et l’amélioration du bien-être des salariés. Comment ? Nos programmes bien-être combinent diagnostics bien-être en ligne pour suivre l’état de bien-être de ses équipes, coaching digital pour accompagner les employés dans la mise en place de bonnes habitudes au quotidien et interventions humaines pour créer du lien humain et de l’engagement dans l’entreprise.

Vous souhaiter lire un autre article sur la sédentarité ? En voici un ;) Nous écrivons aussi sur le stress des employés