Chez Goalmap, nous avons à cœur de mettre en lumière les femmes et les hommes qui agissent au quotidien pour améliorer le bien-être en entreprise.
Dans notre série La Parole aux Coachs, nous donnons la parole à nos intervenants engagés, pour découvrir leur parcours, leurs convictions et leur approche du bien-être au travail.
Aujourd’hui, nous vous proposons de découvrir le témoignage de Laure Waterlot, ergonome et intervenante en prévention des risques professionnels, qui accompagne les entreprises sur des thématiques clés telles que l’ergonomie des postes de travail, la prévention des troubles musculosquelettiques (TMS), les gestes et postures ou encore la prévention des risques professionnels (PRAP).
Sommaire de l'article
Le parcours de Laure Waterlot, au service de la prévention des TMS
Pourriez-vous vous présenter et nous expliquer votre parcours ?
J’ai travaillé pendant près de 20 ans dans le domaine de la santé au travail, de la prévention et de l’amélioration des conditions de travail, avant de créer Ergolinea.
Mon parcours m’a naturellement amenée vers l’ergonomie et la prévention des troubles musculosquelettiques, des sujets très concrets, utiles à la fois pour préserver la santé des salariés et améliorer le fonctionnement des organisations.
Je suis également IPRP agréée et formatrice PRAP, ce qui me permet d’intervenir aussi bien sur l’analyse des situations de travail que sur le conseil, la formation et la sensibilisation des équipes.
Aujourd’hui, j’accompagne directement les entreprises dans la prévention des TMS, l’amélioration des postes de travail et la montée en compétences des salariés et des managers.
Qu’est-ce qui vous anime dans votre métier au quotidien ?
Ce qui m’anime, c’est de rendre la prévention concrète et utile. J’aime partir du travail réel, observer ce qui se passe sur le terrain, comprendre ce qui fatigue, contraint ou abîme les personnes dans leur activité, puis rechercher des solutions simples, adaptées et applicables.
Pour moi, il ne s’agit pas seulement de former ou de corriger des postures, mais de comprendre ce que les salariés vivent réellement au quotidien, afin de les aider à gagner en confort, en autonomie et en conscience corporelle.
J’aime aussi le côté profondément humain de ce métier : les échanges, les prises de conscience, et le fait de contribuer à améliorer à la fois la santé des salariés et le fonctionnement des organisations.
Sur quels types d’actions en entreprise êtes-vous amenée à intervenir ?
J’interviens sous différents formats, allant du diagnostic ergonomique au conseil individuel au poste, mais aussi sous forme de formations, de sensibilisations collectives ou d’ateliers pratiques.
Mes interventions portent sur :
- L’ergonomie des postes de travail,
- Le travail sur écran,
- La manutention manuelle,
- La prévention du mal de dos,
- La PRAP.
Chez Goalmap, nous proposons un éventail d’interventions sur des formats divers, en présentiel ou distanciel : conférences ou sensibilisations en format court (1h30) et formations sur une demi-journée (3h30) ou une journée (7h). Ces interventions s’adressent à tous les publics (salariés, managers, responsables QHSE, direction) et peuvent accueillir de 10 participants à un nombre illimité lorsqu’elles ont lieu en distanciel.
J’accompagne des structures très variées : sanitaire et social, tertiaire, industrie, collectivités… En réalité, dès qu’il y a du travail, il y a de l’ergonomie, donc cela ouvre pas mal le champ !
C’est quoi pour vous un bon formateur en entreprise ? Quels sont vos conseils pour une formation de bonne qualité ?
Pour moi, un bon formateur en entreprise est quelqu’un qui sait s’adapter, être à l’écoute de son groupe et embarquer l’ensemble des participants dans la formation.
Une formation de qualité doit être concrète, interactive et reliée au quotidien des participants. Il est important d’utiliser des exemples issus de leur activité, de proposer des mises en situation et, si possible, d’observer les postes avant ou pendant l’intervention.
La prévention fonctionne beaucoup mieux lorsque les salariés se reconnaissent dans ce qui est présenté. Il ne faut pas rester dans un discours trop théorique : il faut partir du réel, faire participer, questionner les habitudes et construire des solutions avec les personnes concernées.
Ergonomie des postes de travail : le contexte en entreprise
Comment percevez-vous la prise en compte de l’ergonomie des postes de travail dans les entreprises aujourd’hui ?
Je constate qu’il y a une vraie prise de conscience autour de l’ergonomie, mais elle reste encore souvent abordée de manière trop ponctuelle. On pense facilement à réaménager un espace de travail, à adapter les postures ou à revoir le matériel, ce qui est important, mais, sur le terrain, les solutions se trouvent aussi très souvent dans l’organisation du travail : les rythmes, la répartition des tâches, les marges de manœuvre…Cette dimension est parfois plus difficile à questionner pour les entreprises.
En quoi votre double casquette d’ergonome et d’IPRP vous permet-elle d’aborder l’ergonomie des postes de manière différente d’un formateur classique ?
Ma double casquette d’ergonome et d’IPRP me permet d’avoir une approche globale des situations de travail.
En tant qu’IPRP, j’ai une vision large des risques professionnels et une bonne connaissance du cadre réglementaire.
En tant qu’ergonome, j’analyse le travail réel : les gestes, les contraintes, les outils, l’environnement, les rythmes, mais aussi l’organisation du travail.
Cette approche permet d’identifier des facteurs de risque parfois peu visibles au premier regard, et de proposer des solutions plus globales, qui ne se limitent pas au réglage d’un poste ou au choix d’un matériel, mais prennent en compte l’ensemble de la situation de travail.
Quels sont les problèmes ergonomiques les plus fréquents que vous observez sur le terrain ?
Sur les postes sédentaires, les problèmes les plus fréquents concernent souvent l’utilisation prolongée de l’ordinateur portable sans équipement adapté, ainsi que le manque d’alternance entre position assise et mouvement.
En manutention, on observe régulièrement des hauteurs de travail inadaptées, des torsions du dos ou des gestes réalisés dans des conditions contraignantes. Finalement, les salariés finissent souvent par s’adapter à leur poste, alors que ce devrait être l’inverse. Le poste de travail est quand même plus facile à régler qu’une colonne vertébrale !
Observez-vous une prise de conscience des entreprises concernant l’importance d’adapter les postes de travail à leurs salariés ?
Oui, cette prise de conscience progresse. Les entreprises comprennent mieux le lien entre conditions de travail, absentéisme, douleurs, maintien dans l’emploi et performance collective.
Mais il reste encore des progrès à faire. L’ergonomie est parfois sollicitée uniquement lorsqu’un problème est déjà installé : douleurs, restrictions médicales, arrêts de travail ou difficultés de maintien au poste.
L’enjeu est d’agir plus en amont, dans une logique de prévention primaire. Pour convaincre les dirigeants et managers, il faut montrer que l’ergonomie n’est pas un “confort en plus”, mais un véritable levier de santé, d’efficacité et de qualité du travail.
Quelles actions concrètes recommandez-vous pour améliorer durablement l’ergonomie d’un poste et prévenir les TMS ?
L’important est de ne pas se limiter à une action isolée. Une amélioration durable repose sur une approche globale, associant les salariés, l’encadrement et les acteurs de prévention.
La collaboration avec Goalmap
Comment décririez-vous votre relation avec l’équipe Goalmap ?
Je décrirais ma relation avec Goalmap comme fluide : les échanges sont simples et réactifs.
J’apprécie également le cadre proposé : les informations sur le contexte, le client, les objectifs et les modalités pratiques sont claires, ce qui permet d’arriver dans de bonnes conditions.
L’espace intervenant, les outils mis à disposition et les supports pédagogiques sont aussi de vrais appuis. Ils permettent de gagner du temps et de bien préparer l’intervention.
Que pensez-vous des interventions qui vous sont proposées et de la manière dont elles sont opérées ?
Les interventions proposées sont variées et me permettent de découvrir des entreprises, des secteurs et des contextes auxquels je n’aurais pas forcément accès par moi-même.
C’est aussi l’occasion d’élargir ma pratique et d’ouvrir mes horizons sur certains sujets, toujours en lien avec la prévention.
J’apprécie particulièrement le fait que les interventions soient orientées vers le concret et l’échange avec les participants, ce qui correspond bien à ma manière de travailler.
Pourquoi avoir choisi de devenir intervenante en entreprise pour Goalmap ?
Je collabore avec Goalmap parce que l’approche correspond bien à ma vision de la prévention : des interventions concrètes, utiles et centrées sur les besoins des salariés comme des entreprises.
Goalmap me permet aussi d’intervenir auprès de clients variés, dans des contextes différents, autour de sujets liés à l’ergonomie et à la prévention.
J’apprécie la qualité de la relation avec l’équipe : les échanges sont efficaces, bien organisés et toujours agréables.
Cette diversité de missions rend la collaboration à la fois stimulante et enrichissante.
Conclusion :
Merci à Laure Waterlot pour ce témoignage riche et engagé.
À travers son approche à la fois concrète, humaine et rigoureuse, elle nous rappelle que la prévention des troubles musculosquelettiques ne se limite pas au réglage d’un poste de travail, mais s’inscrit dans une réflexion plus globale sur l’organisation et les conditions de travail.
Chez Goalmap, nous sommes convaincus que la qualité de vie au travail repose sur la prévention, l’écoute du terrain et l’implication de chacun.
Et c’est grâce à des professionnelles engagées comme Laure que nous avançons, jour après jour, vers un monde du travail plus sain, plus respectueux du corps et plus durable.
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