En 2024, les sapeurs-pompiers ont comptabilisé 234 702 interventions pour incendie en France, en baisse de 15% par rapport à 2023 (Ministère de l’Intérieur, DGSCGC, 2025).

Un incendie en entreprise cause de nombreux dégâts. Les conséquences socio-économiques directes (dégâts matériels, perte de production, etc.) et indirectes (perte de clients, chômage technique, etc.) s’avèrent très élevées. 

Il est important de prévenir ces impacts négatifs mais aussi de protéger le personnel et les occupants des locaux. C’est pourquoi l’employeur se doit de mettre en place des mesures de prévention contre les incendies

Quelles sont les obligations de l’employeur ? Quels sont les principes de la prévention incendie ? Comment lutter contre un départ de feu ? Découvrez plus en détails ces points dans la suite de notre article.

Qu’est-ce que la sécurité incendie en entreprise ?

Incendie

La sécurité incendie en entreprise est une des obligations imposées aux employeurs. Elle vise à prévenir tout danger d’incendie dans un établissement et est réglementée par des normes et des arrêts.

À retenir : la sécurité incendie n’est pas une option laissée à l’appréciation de l’employeur. C’est une obligation légale, dont le socle réglementaire figure au Code du travail (articles R4227-1 à R4227-41).

Pourquoi agir sur la sécurité incendie en entreprise ?

Les chefs d’établissement doivent prendre les mesures nécessaires pour que tout commencement d’incendie puisse être rapidement et efficacement combattu.

Article R4227-28, code du travail

Sécurité incendie : quelles sont les obligations de l’employeur

Le Code du travail prévoit un certain nombre de dispositions relatives à la sécurité incendie qui doivent être mises en place dans tous les établissements recevant des travailleurs (ERT).

Obligations légales

L’article R4227-28 du Code du travail pose le principe fondateur : l’employeur prend les mesures nécessaires pour que tout commencement d’incendie puisse être rapidement et efficacement combattu dans l’intérêt du sauvetage des travailleurs (Code du travail, art. R4227-28). Ce texte ouvre la section du Code consacrée aux moyens de prévention et de lutte contre l’incendie, et sert de fondement à l’ensemble des dispositifs détaillés plus loin dans cet article.

L’article L4121-1 élargit ce principe : l’employeur doit prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale de ses travailleurs (Code du travail, art. L4121-1). En cas de manquement, sa responsabilité civile peut être engagée.

Bénéfices pour les salariés

Une politique de prévention incendie structurée protège directement l’intégrité physique des salariés. En France, grâce à une prévention généralement efficace, les accidents corporels liés aux incendies en entreprise restent limités : l’INRS recense en moyenne 250 accidents du travail dus aux incendies chaque année, dont 15 accidents graves et un à deux décès (INRS, s.d.). Ce chiffre confirme que la prévention fonctionne, mais qu’elle demande une vigilance constante : les fumées d’incendie restent la première cause de décès, par asphyxie ou intoxication.

Bénéfices pour l’entreprise

Au-delà de la sécurité des personnes, la prévention incendie protège la pérennité de l’entreprise elle-même. Une statistique largement reprise par l’INRS indique qu’environ 70% des entreprises victimes d’un sinistre majeur cessent définitivement leur activité dans les mois qui suivent (INRS, s.d.). Un incendie industriel ou d’entrepôt reste un événement fréquent : en 2023, les sapeurs-pompiers ont comptabilisé 277 100 incendies au total en France (Ministère de l’Intérieur, DGSCGC, 2024), un volume qui souligne l’ampleur du risque à couvrir.

À retenir : la prévention incendie sert trois objectifs simultanés — respecter une obligation légale, protéger l’intégrité physique des salariés, et sécuriser la continuité économique de l’entreprise.

Les dispositifs obligatoires en entreprise pour la sécurité incendie

Une consigne de sécurité

Le Code du travail oblige à afficher une consigne de sécurité dans toutes les entreprises. Celle-ci doit indiquer :

  • Le matériel d’extinction et de secours se trouvant aux abords ;
  • Les personnes chargées de diriger l’évacuation des travailleurs et de mettre le matériel en action ;
  • Les moyens d’alerte ainsi que les contacts des services de secours ;
  • Le devoir de donner l’alarme en cas de début d’incendie et de mettre en œuvre les moyens de premiers secours, avant l’arrivée des travailleurs désignés.

Les consignes de sécurité jouent un rôle important pour la sécurité incendie en entreprise. Elles doivent être clairement définies, régulièrement mises à jour et doivent être en permanence affichées dans les locaux des ERT.

Les éclairages d’urgence

éclairages d'urgence

Les éclairages d’urgence sont indispensables en cas de coupure du système d’éclairage du lieu de travail. Ces éclairages vont permettre de guider les personnes présentes dans le bâtiment vers la porte ou l’issue de secours. Ce sont des blocs autonomes d’éclairage de sécurité qui vont fournir un éclairage d’urgence pendant au moins une heure sans aucune alimentation externe.

La signalétique

La signalétique (grâce à la présence de panneaux) indique la présence de matériels incendies au sein d’un bâtiment. Elle va permettre de localiser rapidement les alarmes, les extincteurs et les boîtiers de secours. De plus, elle doit mettre en évidence les chemins d’évacuation, les escaliers extérieurs et les issues de secours. Les panneaux de sécurité incendie utilisent un code couleur facilement reconnaissable.

Le plan d’évacuation

Plan d'évacuation

Le plan d’évacuation joue un rôle important en cas d’incendie. En effet, celui-ci permet de rendre l’évacuation des personnes plus rapide et plus sûre en schématisant les lieux de rassemblement et les chemins qui dirigent vers les sorties.

Un plan d’évacuation doit résister à un incendie, bénéficier d’un éclairage de secours, et être représenté de façon très claire grâce à des pictogrammes représentant les différents éléments présents.

Les extincteurs

Les extincteurs sont des appareils de protection incendie très efficaces qui permettent d’éteindre les départs de feux. L’entreprise doit disposer d’un extincteur à eau pulvérisée de 6 litres pour 200 m² (pour 150 m² minimum dans les locaux abritant une activité industrielle). Ils doivent être en nombre suffisant et régulièrement entretenus (au minimum un extincteur par niveau d’immeuble) (Code du travail, art. R4227-29).

La connaissance de la réglementation des extincteurs en entreprise permet leurs bonnes utilisations et efficacités.

Extincteur

L’alarme sonore


Chaque entreprise doit se doter d’un système d’alarme sonore, obligatoire à partir de 50 personnes (Code du travail, art. R4227-34) . Celui-ci doit être audible partout dans le bâtiment durant toute la durée nécessaire à l’évacuation.

Dans certains cas particuliers, lorsque l’alarme sonore ne suffit pas à prévenir tout le monde (handicap auditif, port d’un casque anti-bruit…), une alarme visuelle doit être installée.

Enfin, selon le Code du travail, la consigne de sécurité incendie doit prévoir des essais et visites périodiques du matériel et des exercices. Ces exercices et essais périodiques ont lieu au moins tous les six mois (article R4227-39 du code du travail).

À retenir : consigne affichée, éclairage de secours, signalétique, plan d’évacuation, extincteurs et alarme sonore forment le socle réglementaire minimal, quelle que soit la taille de l’entreprise.

Quelles entreprises sont concernées par les dispositifs de sécurité incendie ?

Le code du travail impose pour toutes les entreprises :

  • L’affichage d’une consigne de sécurité et la mise à disposition d’extincteurs dans les locaux ;
  • La mise en place d’une équipe d’évacuation ;
  • La formation du personnel à l’évacuation en cas d’incendie ;
  • Une formation générale à la sécurité en cas d’incendie.

Certains  établissements sont soumis à des règles spécifiques pour assurer la sécurité des personnes. 

Parmi eux :

  • Les installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE) ;
  • Les établissements recevant du public (ERP) ;
  • Les immeubles de grande hauteur (IGH) ;
  • Les bâtiments d’habitation.

Dans ces établissements, le service de sécurité incendie est composé :

  • De consignes de sécurité ;
  • De dispositifs d’alarme et d’avertissement ;
  • D’un service de surveillance ;
  • De moyens de secours contre l’incendie appropriés aux risques ;
  • D’un poste de sécurité si possible au niveau d’arrivée des secours extérieurs ;
  • D’un plan et d’une bonne organisation des locaux pour faciliter l’action des sapeurs-pompiers ;
  • De personnes entraînées à la manœuvre des moyens de secours et à l’évacuation du public et/ou d’agents de sécurité-incendie qualifiés et/ou de sapeurs-pompiers d’un service public de secours et de lutte contre l’incendie.

Dans les entreprises de plus de 50 salariés et où sont utilisées des matières inflammables, chacun des salariés doit être formé à l’évacuation, à l’utilisation d’un extincteur, à la reconnaissance d’une alarme et à l’exécution des manœuvres nécessaires. Des formations de sécurité spécifiques aux métiers doivent également être mises en œuvre.

À retenir : au-delà du socle commun, ICPE, ERP, IGH et habitations collectives portent des obligations renforcées, proportionnées à la densité d’occupants et à la nature des risques.

La prévention incendie en entreprise

Prévention risque incendie : qui doit s’en occuper ?

Le Code du travail précise que c’est le chef de l’établissement ou le directeur d’entreprise qui doit former son personnel aux gestes et consignes à suivre pour éviter les incendies sur le lieu de travail. Il peut, pour cela, faire appel à un organisme externe pour former ses salariés. 

Il doit également assurer la mise en place de tous les dispositifs et équipements nécessaires à la prévention de risque d’incendie. Ainsi, il est responsable de la formation de ses salariés.

Quels sont les grands principes de la prévention incendie en entreprise ?

Les grands principes de la prévention incendie en entreprise, fixés par le Code du Travail, sont : 

  • La suppression de toutes les causes possibles d’incendie au sein de l’entreprise ;
  • La formation et la sensibilisation de ses collaborateurs pour les préparer aux risques d’incendie et leur faire adopter les bons gestes ;
  • La facilitation de l’évacuation et l’intervention des services d’urgence ;
  • La limitation de la propagation du feu grâce aux dispositifs de sécurité incendie ;
  • La limitation des conséquences humaines, matérielles et économiques d’un incendie.

Les moyens de lutte contre les incendies : les installations et équipements essentiels

robinet d'incendie armé

Plusieurs moyens de lutte contre les incendies peuvent être mis en place :

  • Le SSI (système de sécurité incendie) est un équipement qui permet de mettre en sécurité l’établissement dès l’apparition d’un signe de feu. Il dispose de plusieurs fonctions notamment :
    – Le compartimentage (fermeture des portes et des clapets coupe-feu) ;
    – Le désenfumage (par exemple l’ouverture des volets) ;
    – L’évacuation (déverrouillage des issues de secours) ;
    – L’extinction automatique.
  • Les détecteurs de fumée ;
  • La signalisation, notamment avec les blocs de secours : BAES ;
  • L’alarme sonore ;
  • Les colonnes sèches qui sont un système de canalisations parcourant un bâtiment et qui permettent d’éteindre le feu en cas d’incendie ;
  • Le RIA (robinet d’incendie armé ria), qui est un équipement de première intervention, alimenté en eau, pour la lutte contre les débuts d’incendie ;
  • Les brassards d’évacuation donnés au serre-file et guide-file ;
  • Les gilets de haute visibilité ;
  • Les installations fixes de détection et d’extinction automatique d’incendie ;
  • Les extincteurs.

Sécurité incendie et entreprises qui manipulent des matières inflammables

Le permis de feu

permis de feu

Le permis de feu est est un document obligatoire pour les entreprises qui interviennent sur :

  • Les sites classés pour la protection de l’environnement ;
  • Les chantiers ;
  • Les opérations de soudage, découpage par chalumeau, arc électrique ou comportant l’usage d’une flamme.

Il est prévu pour encadrer toutes les opérations susceptibles de générer des points chauds , à l’origine d’environ un incendie sur trois en entreprise selon l’INRS (INRS, s.d.) ; les travaux par points chauds représentent à eux seuls près de 30% des origines d’incendie recensées (INRS, s.d.). Chaque intervenant doit connaître les risques et les moyens à mettre en œuvre pour les diminuer. Il doit également s’engager à respecter les règles de l’intervention. Les responsables désignés doivent être physiquement présents lors de l’exécution des travaux.

Ce document doit être rédigé par l’employeur ou son représentant. Celui-ci doit connaître les risques spécifiques des travaux par points chauds, les dangers propres à l’entreprise, ainsi que les actions de prévention et de protection pour les éviter.

Sa validité est limitée dans le temps. En effet, il doit être réévalué dès qu’un élément constitutif a changé. Dans le cas où un permis de feu court sur plusieurs jours, sa validité doit être vérifiée quotidiennement. Enfin, pour les entreprises fonctionnant en équipes successives, il doit être validé à chaque changement de poste.

Le stockage des matières inflammables

L’utilisation de combustibles liquides dont le point-éclair est inférieur à 55°C est strictement interdite. L’employeur doit donc s’assurer que les appareils de chauffage soient installés de façon à ce que les matériaux ou objets à proximité ne s’enflamment pas. 

Les canalisations permettant le transport des liquides ou gaz combustibles aux appareils de chauffage doivent être métalliques et assemblées par soudure. L’usage de conduites en plomb est strictement interdit.

Concernant le stockage et la manipulation de matières inflammables, aucune source d’inflammation ne doit être présente dans les locaux de stockage. C’est pour cela qu’il est nécessaire de ventiler ces lieux de travail.

De plus, il est formellement interdit de fumer dans les locaux à usage collectif ainsi que dans les emplacements à l’air libre de stockage de matières inflammables.

La formation sécurité incendie du personnel et les exercices d’évacuation

L’employeur a pour rôle de veiller à la santé et à la sécurité de ses travailleurs. Pour cela, il est nécessaire de mettre en place des actions de prévention, d’information et de formation. L’employeur doit également évaluer les risques professionnels sur chaque poste de travail. 

La prévention incendie repose sur le facteur humain : informer ses salariés sur la conduite à adopter en cas d’incendie est primordial.
Ainsi, il est important pour l’ensemble du personnel de suivre des formations à la sécurité incendie pour développer les bons réflexes en matière de lutte contre les incendies.

Plusieurs formations peuvent être mises en place :


Les salariés sont soumis chaque année à plusieurs exercices, notamment liés à l’évacuation des locaux. En effet, la loi impose des exercices incendie en entreprise deux fois par an. Pour cela, des rôles sont attribués : un responsable, des guides-files et des serre-files.

À retenir : supprimer les causes, former les équipes, faciliter l’évacuation, limiter la propagation, limiter les conséquences — la prévention incendie se joue autant dans l’organisation que dans l’équipement.

En cas d’incident : arrêter un feu et responsabilité de l’employeur

Que faire en cas d’incendie en entreprise ?

Voici la procédure à respecter en cas d’incendie en entreprise :

  1. Respecter les consignes de l’employeur ;
  2. Donner l’alarme : déclencher l’alarme par les déclencheurs manuels ou par un autre moyen mis en place par l’employeur afin de procéder à une évacuation générale ;
  3. Alerter ou faire alerter les secours ;
  4. Agir face au départ de feu : mettre en œuvre les moyens de lutte contre l’incendie disponibles à proximité du lieu du départ de feu ;
  5. Évacuer et secourir : évacuer en application du protocole d’évacuation de l’établissement. Ne jamais se mettre soi-même en danger. Porter secours aux personnes en attendant les services de secours.

A connaître : les différentes classes de feu

A : Feu de solides. Feux “secs”, matériaux solides formant des braises (bois, papier, tissu, coton…) ;
B : Feux de liquides. Feux “gras”, liquides et solides liquéfiables (goudron, graisses, huiles, vernis, peinture, alcools,…) ;
C : Feu de gaz. Gaz naturels, gaz de pétrole liquéfiés (butane ou propane), ou d’autres produits à l’état gazeux ;
D : Feux de métaux. Leur combustion est généralement violente et très lumineuse. Au contact de l’eau ces métaux en feu réagissent violemment en provoquant un dégagement d’hydrogène qui crée un risque d’explosion ;
F : Feux liés aux auxiliaires de cuisson. Huiles et graisses présentes dans les appareils de cuisson.

utiliser extincteur

La responsabilité de l’employeur en cas d’incendie

Selon le Code civil, la responsabilité civile de l’employeur peut être engagée si un dommage est causé à autrui par sa faute.

L’article du code du travail L4121-1 précise que,

l’employeur doit prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale de ses travailleurs.

Le chef d’entreprise est donc responsable en cas de manquement, d’incendie ou d’accident. 

À retenir : respecter les consignes, donner l’alarme, alerter, agir sans se mettre en danger, évacuer — cinq réflexes qui structurent toute réaction face à un départ de feu.

FAQ

Quelle est l’obligation principale de l’employeur en matière de sécurité incendie ?

L’employeur doit prendre toutes les mesures nécessaires pour que tout commencement d’incendie puisse être rapidement et efficacement combattu (Code du travail, art. R4227-28). Cette obligation se décline en dispositifs concrets : consigne de sécurité affichée, extincteurs, éclairage de secours, alarme sonore, plan d’évacuation.

À partir de combien de salariés l’alarme sonore devient-elle obligatoire ?

L’alarme sonore est obligatoire dans les établissements accueillant habituellement plus de 50 personnes (Code du travail, art. R4227-34). Elle l’est aussi, quel que soit l’effectif, dans tout établissement manipulant des matières inflammables.

Combien d’extincteurs une entreprise doit-elle avoir ?

Le Code du travail impose au minimum un extincteur à eau pulvérisée de 6 litres pour 200 m² de plancher (150 m² en locaux industriels), avec au moins un extincteur par niveau (Code du travail, art. R4227-29). Le nombre exact dépend ensuite de l’évaluation des risques propres à l’entreprise.

Les exercices d’évacuation sont-ils obligatoires ?

Oui. La loi impose deux exercices d’évacuation par an, avec des rôles attribués : un responsable, des guide-files et des serre-files (Code du travail, art. R4227-39). Ces exercices permettent de vérifier le matériel autant que la réaction des équipes.

Qu’est-ce qu’un permis de feu et quand est-il obligatoire ?

Le permis de feu est un document obligatoire pour les entreprises intervenant sur des sites classés, des chantiers, ou des opérations de soudage ou de découpage. Il encadre les travaux par points chauds, à l’origine d’une part importante des incendies en entreprise, et doit être réévalué à chaque changement de contexte ou de poste.

Que faire en priorité si un incendie se déclare sur mon lieu de travail ?

Respecter les consignes affichées, donner l’alarme, alerter les secours, agir sur le départ de feu si cela reste possible sans danger, puis évacuer en suivant le protocole de l’établissement. La priorité reste toujours la sécurité des personnes, avant celle des biens.

L’employeur est-il responsable en cas d’incendie dans ses locaux ?

Sa responsabilité civile peut être engagée en cas de faute, et l’article L4121-1 du Code du travail l’oblige à protéger la santé physique et mentale de ses salariés (Code du travail, art. L4121-1). Un manquement aux obligations de prévention incendie constitue un facteur aggravant en cas de sinistre.

Conclusion

Un incendie peut avoir de graves répercussions sur une entreprise. Les conséquences d’un incendie pour l’entreprise sont souvent économiquement irrémédiables. Dans près de 70% des sinistres, l’entreprise disparaît et le personnel se retrouve au chômage.

Un incendie peut également avoir de lourdes conséquences sur le personnel et peut, dans les cas les plus graves, entraîner la mort. Les victimes d’un incendie meurent le plus souvent asphyxiées et/ou intoxiquées par les fumées. 

C’est pourquoi il est nécessaire et primordial que les entreprises s’engagent à former leurs salariés à la prévention des incendies. Grâce à des formations, des ateliers et des exercices, vos salariés seront prêts à secourir, prévenir et limiter la propagation de feu en cas d’incendie. Tous les moyens doivent être mis en œuvre par l’employeur pour prévenir ce type de catastrophe dans ses locaux.

La prévention incendie n’est pas qu’une contrainte réglementaire : elle transforme la sécurité en réflexe collectif. Un plan d’évacuation connu, des équipes formées, du matériel entretenu régulièrement — c’est cette préparation qui fait la différence entre un feu maîtrisé en quelques secondes et un sinistre qui met en péril les personnes comme l’entreprise.